Le CADRes Colmar & environs, association membre du réseau national de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette), dénonce avec force l’annonce précipitée de travaux de réaménagement routier par la mairie de Colmar, sans aucune concertation préalable avec les acteurs locaux des mobilités douces.
Un mépris pour la concertation et l’expertise locale
Au lendemain des élections municipales, le maire Eric STRAUMANN a annoncé des travaux d’aménagement routier pensés dans l’opacité, sans consulter le CADRes Colmar, pourtant acteur incontournable de la promotion du vélo et des déplacements doux dans la ville. Le 18 mars 2026, il y a 8 jours, M. Straumann avait pourtant confirmé son engagement par écrit en signant la charte de la FUB. Ces projets, bien qu’ils comportent quelques améliorations pour les cyclistes et les piétons, restent largement insuffisants, mal conçus et risquent de bloquer toute évolution future vers un véritable plan de mobilité durable.
Quelques exemples :
- Rien n’est prévu entre l’arrivée de la quasi seule piste cyclable protégée de la ville (du pont De Gaule) et la piste cyclable du Boulevard du Champs de Mars. Pour faire cette distance de 100 m, les cyclistes continueront à rouler sur les bandes cyclables peinturlurée sur les trottoirs étroits de la rue Roesselmann pour un parcours de plus de 400 m. Ou peut-être empiéteront-il comme certains mauvais élèves les trottoirs étroits de la rue Stanislas.
- Rien n’est réglé en profondeur au niveau du carrefour entre la rue Stanislas et la débouchée de la rue Roesselmann : piétons et cyclistes devront se partager un minuscule trottoir pour laisser passer les flux continus des voitures
- L’autoroute à trois voies de la rue Stanislas (entre De Lattre de Tassigny et la rue d’Ingersheim) passe à deux voies avec des misérables bandes cyclable de chaque côté de la chaussée. Bon courage aux cyclistes qui oseront s’y aventurer surtout en contre sens de la nouvelle autoroute imaginée dans cet aménagement d’un autre temps
- Route de Neuf Brisach, quelques aménagements minimums sont prévus, alors que cela mériterait une réflexion plus globale et mieux pensée …
- 40 places de parking créees rue du Logelbach, mais aucun aménagement cyclable de prévu. Ce qui est en infraction l’article L228-2 du code de l’environnement.
Des aménagements à courte vue, au mépris des enjeux climatiques et sociaux.
Comment peut-on prétendre moderniser la ville sans écouter ceux qui défendent au quotidien une mobilité plus sûre, plus verte, économique et plus inclusive ? Les cyclistes, les piétons et les usagers des transports doux ne sont pas des variables d’ajustement, mais des acteurs essentiels de la transition. Les travaux envisagés, s’ils sont réalisés en l’état, condamneront Colmar à des années de retard en matière de mobilité.
Nous exigeons :
✅ Un moratoire immédiat sur ces travaux, le temps d’une vraie concertation avec les associations et les citoyens.
✅ L’intégration des propositions du CADRes Colmar pour des aménagements sécurisés, cohérents et ambitieux, en phase avec les besoins réels des usagers : réseaux cyclables continus, voies cyclable protégée en site propre, espaces apaisés …
✅ La transparence sur les études et les choix techniques, ainsi qu’un calendrier réaliste pour un plan de mobilité digne de ce nom.
La mobilité de demain se construit avec tous les acteurs.
Le CADRes Colmar & environs dénonce cette décision unilatérale soumis à une simple consultation de principe du public sans concertation préalable. Nous appelons les citoyens, les associations et les élus sensibles à ces enjeux à nous rejoindre pour faire entendre raison et exiger une ville plus durable, plus sûre et plus inclusive.
Le Conseil Collégial du CADRes Colmar & environs


